09.05.07
Un petit tour…dans les lagunes du Maranhão?!
Hello,
Bienvenu aux Lençóis do Maranhão, les fameuses lagunes. 3500 répertoriées, que l’on peut voir de l’avion en arrivant sur São Luís. Une vraie merveille pour les yeux et l’esprit. Le sable y est chaud, l’eau rafraichissante et l’air très frais! Un régal! On y accède avec un 4X4 aménagé, car la route est sinueuse et en mauvais état. Mais les lagunes en valent la peine. C’est la récompense après s’être fait bouger pendant 40 minutes.
Personne ne vit là-bas évidemment car question eau (même si elle n’est pas potable), ça peut le faire, mais pour la nourriture…c’est du sable et encore du sable. Pour un régime c’est parfait, mais question survie…bon voyage au paradis! Cela permet également de préserver le coin. Ce qui à mon sens est le plus important.
Une merveille écologique. De minuscules poissons viennent vous chatouiller les pieds. Par contre ils n’aiment pas les photos. Vous pouvez également vous promenez en bikini aux abords des lagunes, comme une vraie star! Pour le côté écologique de cette activité, rien n’est garanti, mais au moins on se sent libre!
Je vous conseille à tous les lagunes. En attendant de pourvoir les approcher, n’hésitez pas à profiter des 95 photos suivantes.
PS: les lençóis se situent près de la ville de Barreirinhas. L’excursion est plus complète si on la fait sur 2 jours, avec couché du soleil et tout! Mais comme on ne fait rien comme tout le monde, on l’a fait en un…ce qui n’est pas mal non plus!
Un petit tour…dans un Quilombo?!
Hello,
Aujourd’hui je vous parlerai d’une expérience très forte, vécue à quelques kilomètres d’Alcântara, dans un Quilombo.
Anciens maquis d’esclaves, devenus de simples villages, les quilombos ont pour certains perdus un peu de leur culture, pour entrer dans une vie plus moderne. Cependant, certaines traditions demeurent. Ainsi, nous avons pu assister à un Batuque, une danse traditionnelle.
Les hommes sont aux tambours, tandis que les femmes (elles portent de grandes jupes spécialement pour danser) dansent. Cela s’apparente un peu à une joute dansante, où les femmes, à tour de rôle, viennent danser devant ce qui semble être le tambour principal (le plus long). Dans leur danse, on retrouve le mouvement circulaire que font les adeptes du Candomblé avant la transe mystique. Un son proche de celui des populations du fleuve de chez nous, nous a enchantés. Ma mère s’y est même essayée…sur invitation, mais le kasé Kô (ou le piké djouk de chez Nana est encore trop présent dans les mouvements!). Dommage manman, la prochaine fois peut-être…l’essentiel étant quand même d’avoir essayé!
Moment charmant et fort, avec des gens qui tout de même hésitent à montrer leur culture. Je pense que la relative indifférence du gouvernement à leur égard explique ce fait. On peut également déplorer la perte de leur dialecte, car une des femmes m’a confié qu’ils ne parlaient que le portugais.
Petit regret : j’ai oublié le nom du Quilombo…faute professionnelle inqualifiable!
